| |
- Le Musée des Beaux-Arts Le Locle (Suisse) : la programmation 2026 (jusqu'au 6 septembre 2026)
le 29/01/2026
au
Musée des Beaux-Arts Le Locle, Calame 6, CH – 2400 Le Locle
Mise en scène de Anna Chirescu... avec des oeuvres diverses et variées écrit par ou plutôt proposé par Ann Demeester...
-Les expositions d'automne : Koenraad Dedobbeleer Klodin Erb Agnès Geoffray et Vanessa Desclaux Urs Lüthi
Du 11 octobre 2025 au 1er mars 2026, le Musée des Beaux-Arts Le Locle poursuit sa programmation ambitieuse avec l’invitation faite à quatre artistes de renommée internationale, aux modes d’expression protéiformes - sculpture, peinture, photographie, design - d’occuper les salles du musée avec une série d’expositions monographiques. En accueillant le dialogue entre expérimentations techniques, créations contemporaines, réflexions, et œuvres de sa collection, le MBAL propose une offre culturelle exigeante et unique pour la rentrée 2025.
*KOENRAAD DEDOBBELEER : Koenraad Dedobbeleer ouvre ce cycle d’expositions avec un projet présenté en avant-première à la 13e édition d’Art Genève en janvier 2025. Pour son exposition au MBAL, Decorative Chaos Dressed to Impress, l’artiste s’appuie sur une sélection d’œuvres anonymes issues de la collection du musée, qu’il réinterprète pour leur offrir une nouvelle visibilité et en proposer une lecture résolument contemporaine.
*KLODIN ERB : Avec Toutes le savent, même les anges, l’artiste suisse et récemment lauréate du prestigieux prix Prix Meret Oppenheim (2022), Klodin Erb dévoile un univers pictural singulier, où s’entrelacent expression, fantaisie et référence à la culture populaire, numérique et artistique. Son approche expérimentale l’amène à repousser sans cesse les limites des médiums avec lesquels elle travaille.
*AGNES GEOFFRAY ET VANESSA DESCLAUX : Le musée présente le travail de recherche mené par l’artiste française Agnès Geoffray et la curatrice Vanessa Desclaux. En co-production avec le festival des Rencontres d’Arles, où l’exposition fait sa première étape, Elles obliquent elles obstinent elles tempêtent interroge le parcours de jeunes filles qualifiées de «déviantes» et leur traitement par la société, en leur donnant une voix et une volonté d’émancipation.
*URS LÜTHI : Enfin, l’artiste conceptuelle suisse Urs Lüthi investit les salles du musée avec L’une ou l’autre vérité. En faisant dialoguer certaines de ses œuvres les plus iconiques avec des créations inédites, l’artiste donnera à voir une nouvelle facette de ses réflexions artistiques qui interroge avec finesse et ironie les notions d’identité et de représentation de soi.
-La programmation 2026 au MBAL : *ART GENÈVE / Du 29 janvier au 1er février 2026 avec la Participation du MBAL : Le Musée des Beaux-Arts Le Locle participe pour la 2nde fois à Art Genève, foire d’art contemporain internationale, aux côtés de galeries et d’institutions venues de Suisse et du monde entier. Pour la 14e édition de la foire, qui se tiendra du 29 janvier au 1er février 2026, le MBAL dévoile la 5e capsule du programme ORBIT_E, sous le commissariat de Marlène Wenger.
Initiée en 2022, la plateforme digitale ORBIT_E est une extension virtuelle du MBAL qui vient prolonger et compléter la programmation artistique présentée au musée. En hommage à la riche étymologie du terme « orbite », entre la cavité osseuse de l’œil et la courbe décrite par une planète autour du soleil, la plateforme est un laboratoire expérimental et transdisciplinaire qui explore la sphère d’action et l’énergie de la création numérique aujourd’hui. L’ORBIT_E poursuit l’action de soutien aux artistes développée par le musée en accompagnant la production et la diffusion d’œuvres numériques. Par cette valorisation, le MBAL souhaite contribuer à leur reconnaissance institutionnelle et prendre part à ce mouvement d’exploration de nouvelles voix dans le champ de l’art contemporain.
5e capsule d’ORBIT_E : (di)atomic garden : Par le duo d’artistes Entangled Others (Feileacan McCormick et Sofia Crespo) - Sous le commissariat de Marlène Wenger
La 5e capsule du projet ORBIT_E, portée par le duo Entangled others, mêle archives historiques, données virtuelles et résultats scientifiques pour imaginer un jardin fictif en ligne.
(di)atomic garden s’intéresse à la manière dont la radioactivité modifie les milieux naturels et les organismes vivants, en simulant des processus d’irradiation virtuelle. Des scénarios de ce qui pourrait biologiquement se produire lorsque des formes de vie sont exposées à la radioactivité se mêlent aux données issues de l’histoire agricole et du planton antarctique. Le projet puise dans l’histoire méconnue des atomic gardens, champs expérimentaux développés après la Seconde Guerre mondiale pour rechercher des applications « pacifiques » de l’énergie nucléaire. En exposant des cultures au cobalt-60, les chercheur·euse·x·s induisaient des mutations qui produisaient parfois des rendements plus élevés, de nouvelles couleurs ou des formes inédites — des variétés qui apparaissent encore aujourd’hui dans les catalogues de semences. Bien que ces champs radioactifs à ciel ouvert aient presque disparu, la mutagenèse par irradiation perdure aujourd’hui en laboratoire.
Parallèlement, des radionucléides issus d’essais d’armes nucléaires, d’accidents de réacteurs et de rejets industriels ont pénétré les océans au cours des dernières décennies. Présents désormais à faibles concentrations et mêlés au bruit de fond radioactif naturel, ils ne rendent pas les mers inhabitables. Cependant, ils créent des conditions dans lesquelles des organismes — du plancton aux poissons — vivent sous une exposition chronique et de faible intensité. Si les effets des doses élevées sont bien documentés, les conséquences écologiques à long terme de ces expositions plus faibles demeurent incertaines, surtout lorsqu’elles se combinent au réchauffement, à l’acidification et à d’autres perturbations. Ces incertitudes forment l’ossature conceptuelle de (di)atomic garden.
*LE PRINTEMPS 2026 AU MBAL - Pour tout faire, il faut une fleur / 28 mars – 6 septembre 2026 (exposition collective sous le commissariat de Nicolas Polli) : Le MBAL se réjouit d’accueillir, pour le cycle du printemps 2026, l’exposition Pour tout faire, il faut une fleur. Le projet, porté par l’artiste, graphiste, éditeur et enseignant suisse Nicolas Polli, propose une réflexion inédite sur les croisements entre photographie, design graphique et pratiques artistiques hybrides. L’exposition réunit une constellation de créateur·rice·x·s suisses et internationaux·ales, issu·e·x·s de disciplines variées et rassemblé·e·x·s par une volonté commune de brouiller les frontières traditionnelles entre les champs artistiques. L’upcycling et la circularité sont au cœur de cette réflexion, dans laquelle les matières premières et procédés créatifs se mêlent les uns aux autres pour faire naître de nouveaux commencements.
L’exposition naît du besoin de comprendre comment les différents domaines des arts graphiques s’interconnectent entre eux. Elle explore notamment l’ambivalence d’une époque marquée à la fois par l’hyperspécialisation professionnelle et par une exigence croissante de polyvalence – une tension dans le parcours de Nicolas Polli lui-même, à la fois photographe, graphiste, éditeur et enseignant. À travers une scénographie vivante et immersive, l’exposition met en lumière une génération d’artistes dont les trajectoires échappent aux catégorisations classiques. Elle fait la part belle aux récits de formation, aux influences croisées, à l’imaginaire de l’enfance, et aussi aux formes contemporaines de collaborations et de transmissions. Les artistes sélectionné·e·x·s décortiquent en profondeur le cycle des choses : les outils se mêlent aux résultats finaux, les coulisses deviennent elles-mêmes des pièces centrales, les actions provoquent des réactions, les répétitions engendrent des différences.
Le recyclage des matériaux est central dans ce processus : par exemple, des éléments de design créés par l’un des artistes, initialement à partir de matériaux issus d’expositions passées, se transforment à nouveau en structures destinées à accueillir les œuvres. L’exposition peut ainsi être perçue comme une exploration des processus, où même les erreurs deviennent des terrains d’expérimentation. Il s’agit d’un projet ambitieux, profondément ancré dans le territoire suisse tout en étant résolument tourné vers l’international, et qui s’adresse autant aux amateur·rice·x·s d’art qu’aux jeunes créateur·rice·x·s en quête de modèles alternatifs.
Les artistes présentés : Ayed Arafah Ruth van Beek Linus Bill & Adrien Horni Alina Frieske Sabine Hess Jeanne Jacob Enzo Mari Aldo Mozzini Nicolas Polli Olga Prader Erin O’Keefe Peter Fischli & David Weiss Pensée comme un espace de dialogue, l’exposition rassemble aussi bien des travaux photographiques que des publications, installations graphiques, objets éditoriaux et archives personnelles et présente une installation participative conçue pour les enfants dans la Salle Marie-Anne Calame et l’espace adjacent.
*À (RE)DÉCOUVRIR JUSQU'AU 1er MARS 2026 - Cycle d'automne : Jusqu’au 1er mars 2026, le MBAL propose un cycle d’automne composé de cinq expositions. Entre sculpture, peinture, photographie et design, quatre artistes et deux commissaires de renommée internationale envahissent joyeusement les salles du musée.
|